Fête des Pères 2020

Photo by Josh Willink on Pexels.com

Aujourd’hui, c’est la fête des Pères aux États-Unis. Cette année est un peu différente, car on n’a pas ma mère: elle est décédée en décembre, et donc, mon père est maintenant veuf. C’est triste, mais on continue à célébrer la fête des Pères quand même.

Bien que j’aie eu une relation tendue avec mon père depuis mon enfance, elle est mieux aujourd’hui. Mon père est têtu et autoritaire parfois, mais je comprends pourquoi: il aime ma soeur et moi, et il veut nous offrir une vie contente et confortable. Il a beaucoup sacrifié pour qu’on puisse manger bien, avoir de l’occasion pour poursuivre nos passions, aller à l’université (sans prêts étudiants), etc. Il a beaucoup travaillé pendant sa vie (jusqu’à sa retrait il y a quatre ans) afin de vous donner une vie sans épreuves. Et je suis reconnaissante de ses sacrifices.

On a déjà célébré la fête des Pères ce jeudi, avec un bon déjeuner (ben, ces sont des plats à emporter, à cause du COVID-19) et des cadeaux. Au début, on avait voulu aller au resto brésilien (auquel mon père aime bien), mais ce n’est pas possible pendant le confinement. Mais en tout cas, on s’est bien amusé chez nous, et c’était une fête mémorable.

Je suis reconnaissante d’avoir mon père. Surtout avec la mort de ma mère, j’ai réalisé l’importance de mes parents qui m’ont élévé pendant toute ma vie. Maintenant, j’essaie d’être présente avec ma famille, car elle est importante de moi…avant d’être trop tard.

Merci d’avoir lu ce petit post, et je vous souhaite la bonne fête des Pères!

Une journée à Joshua Tree, Californie (Partie 1)

Il y a une semine, ma famille et moi avons fait une journée hors de Los Angeles, afin de voyager encore après quelques mois au confinement. Je ressentais l’envie d’avoir une aventure, et alors, on l’a fait pendant du temps au parc national Joshua Tree. C’était une longue visite, mais on s’est bien amusé et on était content à la fin.

On s’est réveillé très tôt afin de sortir à 6:00. Le trajet a duré environs 2 heures et 40 minutes, et on est arrivé à Joshua Tree juste avant 9:00. On a acheté un “pass national” pour qu’on puisse accéder des autres parcs nationaux des États-Unis pendant un an– ça coûte $80 USD et on le trouve qu’il est bon prix. Normalement, ça coûte $30 USD par parc!

Road trip…

Ce qui est impressionant, c’est le fait que le parc Joshua Tree est ÉNORME. En fait, il est presque la même taille de l’état de Rhode Island (1200 mi^2, ou 3100 km^2). Il est si énorme qu’il ait deux déserts dedans: le Mojave et le Colorado. On a passé plus de cinq heures en traversant du Mojave au Colorado, avec de la température de 108°F (42°C) au maximum!

On a commencé à Keys View où on voit la vue panoramique de la vallée Coachella, la mer Salton, et Palm Springs. La vue était si grande et majestueuse, et elle était bien pour commencer la visite de Joshua Tree. Également, on peut voir la faille San Andreas et, si on voit bien, on peut voir le Mexique!

À Keys View.

Ensuite, on a fait une petite déviation à Cap Rock, une formation qui a un petit rocher dessus des autres (du coup, un “cap”). On a fait une petite randonnée autour de Cap Rock (0,4 miles ou 0,6 km) où on a vu également des Joshua trees. En fait, ils ne sont pas vraiment un “arbre,” mais plutôt une plante de yucca. En tout cas, les Joshua trees sont uniques et emblématiques du désert Mojave.

Cap Rock et Joshua trees.
Plein de Joshua trees…

On a continué à Barker Dam, un barrage du XXème siècle. Il y avait un sentier de 1 mile (1,6 km) qu’on peut faire et qu’on peut voir des pétroglyphes des indigènes qui y ont habité pendant centaine d’années. Malheureusement, on n’a aucun vu des pétroglyphes (car ils étaient aux autres sentiers à côté) et il n’y avait pas beaucoup d’eau au barrage (il avait trop chaud ce jour-là), mais en tout cas, on a fait un peu plus de l’exercice!

À Barker Dam.

Je raconterai plus de mes aventures à Joshua Tree plus tard. À bientôt!

Un weekend à Los Angeles (Rancho Palos Verdes)

Ce quartier residentiel est situé au coin le plus sud de Los Angeles. Rancho Palos Verdes (ou juste “Palos Verdes”) est un endroit tranquil, avec ses collines vertes et des vues panoramiques de la mer. Il est sans doute que Palos Verdes est un des jolis quartiers de Los Angeles, et aussi un des plus chers.

Je n’ai pas grandi trop loin de Palos Verdes. Du coup, j’y allais de temps en temps, pour faire une pause de la “city life” et pour apprécier la nature à proximité. C’est vrai que Palos Verdes est connue pour la mer, surtout ses plages, mais je dirais qu’il y a plus que celles-là.

Mais en tout cas, on commence avec des endroits près de la mer où on peut visiter pendant un séjour à Palos Verdes. Au début, il y a la crique Abalone: c’est une réserve et une plage où il est possible de voir des faunes et flores marines dans des mares résiduelles (“tide pools”). On peut faire une petite randonnée de 1,4 miles (2,3 km) du sommet de falaises à la base de l’océan, et on peut passer toute l’après-midi là-bas.

Le sentier.
La crique Abalone.

Pas trop loin de la crique Abalone, c’est l’hôtel Terranea. Il est situé au bord des falaises, et il n’est pas étonnant que l’hôtel coûte hyper cher ($400/nuit). On paie des vues panoramiques, c’est clair! Mais on n’a pas besoin de ni rester à hôtel, ni jouer au golf… on peut simplement prendre le déjeuner aux restos qui ont des fruits de mer, du champagne, et des autres plats “fancy.” Le repas va coûter cher, mais pour un petit plaisir, ce n’est pas trop grave!

La Terranea.

La chapelle Wayfarer est une perle cachée de Palos Verdes. Les gens qui habitent dans les environs la connaissent, mais pour la visiter, il est un peu difficile à trouver sans Google Maps. Il faut prendre la route sur les falaises et puis monter une autre colline au sommet où la chapelle est. Elle n’est pas trop grande, mais son intérieur est magnifique. Son éclairage et ses arts inspiraient plein de gens à y se marier– sans doute, la chapelle Wayfarer est un endroit romantique!

La chapelle Wayfarer.
Vue de la crique Abalone de la chapelle.

Un peu plus loin de la mer, c’est le parc Del Cerro. On peut voir la mer quand même, mais le parc est plutôt pour faire la randonnée, surtout dans un environnement plus sec. Des sentiers sont 2,5 miles (4 km) à 4 miles (6,4 km) avec beaucoup de pentes qui peut défier le randonneur le plus doué. Il faut faire attention pendant l’été, car il fait extrêmement chaud sans ombres.

Les sentiers du parc Del Cerro.

Enfin, il y a des jardins botaniques South Bay. Le tarif coûte $10, mais on peut passer le matin à admirer des fleurs, des cactus, et des autres jolies floras. Il est également possible de faire un pique-nique, et en général on peut s’amuser sous le soleil.

Au jardin botanique.
L’endroit où on peut faire un pique-nique.

…et voilà! C’est un petit aperçu de ce qu’on peut faire à Palos Verdes. La plupart des activités sont concentrée sur la nature qui peut attire l’individu le plus urbain d’y aller pour la paix et la tranquilité.

Marche des fiertés (Gay Pride 2020)

À Venice Beach, Californie.

Salut!

C’est le premier jour du mois de Gay Pride aux États-Unis. On célèbre des droits d’individus LGBTQ pendant ce mois, avec des nouvelles et des activités pour faire montrer la fierté de la petite communauté (mais puissante). Pour être fier de son identité, c’est un droit de l’homme, et ce mois on continue à faire montrer au monde qu’on doit avoir l’égalité avec des hétéros, pour le reste de son existence sur cette planète.

Mon histoire de la sexualité, c’est un peu compliquée. Avant d’avoir 17 ans, je me suis dite que j’étais hétéro (c-à-d j’aime les garçons). Et après quelques années, j’ai dit à mes ami.es et ma famille que j’étais bisexuelle. Pendant mes vingtaines, j’étais sûre que j’étais bi, mais c’était juste l’année précédente quand j’avais 26 ans que j’ai réalisé que j’aime exclusivement les femmes. Du coup, j’ai eu mon “coming out” deux fois, mais bon…maintenant, je connais ma sexualité mieux.

Alors, comment j’ai réalisé que je suis gay? Quand je me réfléchis, j’ai pensé aux personnes avec qui je suis sortie: au début, je suis sortie avec des hommes, mais je ne me suis jamais ressentie d’attirance pour eux– au moins, je n’ai jamais imaginé d’intimité romantique avec les hommes. On est amis peut-être, mais c’est tout.

D’autre part, quand je suis sortie avec des femmes, le sentiment était différent. Je serais tout chose (“get butterflies”) pendant qu’on se retrouve, et je serais hyper contente d’être aux leurs présences. Je les trouvais très attirantes, physiquement et mentalement, et je voulais passer tous les jours avec elles. Bon, je n’aimais pas toute les femmes avec qui je suis sortie, mais j’appréciais la beauté de chacune quand même.

J’ai également des idées de mon statut de la communauté LGBTQ. La première, c’est que je ne me trouve pas une femme qui est gay “stéréotypé:” je ne suis ni butch ni ultra-feminine, et je ne mets pas forcément une ambiance “gay” aux autres. En fait, il y avait plusieurs gens qui étaient choqués quand je les ai dit que je suis gay– de plus, quelques gens me demandaient si je suis “sûre” que je suis gay. Assez drôle, mais aussi problématique.

La deuxième, c’est le fait que je ne m’exhibe pas ma sexualité en public. Je ne suis pas “in the closet,” mais je ne parle pas souvent de sujets LGBTQ. Bon, je partage des nouvelles LGBTQ sur mes reseaux sociaux de temps en temps, mais c’est rare et les gens pensent que je suis une alliée. C’est vrai que je trouve des nouvelles LGBTQ importantes, mais aussi je ne les fais pas toutes mon identité. En gros, je suis assez modeste, et pas forcément une activiste “loud and proud.”

Je suis reconaissante d’avoir des privilèges d’être gay en 2020, surtout après les décennies de l’activisme pour la communauté LGBTQ. Cependant, c’est également mon choix personnel de ne pas faire montrer ma sexualité partout. J’aime les femmes, mais je ne partage pas ma vie sexuelle aux autres: elle est intime, et on ne demanderait pas des gens à leurs vie sexuelles, soit gays soit hétéros. Et aussi, la sexualité n’est pas toute mon identité: je suis également une femme, américaine d’origine chinoise, soeur, fille, écrivaine, voyageuse…je suis une personne complexe, pas quelqu’un à une dimension.

Malheureusement, les défilés Pride sont annulés (au moins, ils sont décalés) cette année, à cause du COVID-19. C’est triste, mais je comprends la décision: elle est mieux pour la santé du public, et on peut avoir des parades plus tard– ce n’est pas la fin du monde! Pour célébrer le mois de Pride, on a besoin d’être créatif: faire une conférence Zoom avec des ami.es ou faire un livestream avec des célébrités LGBTQ. Et on n’oublie pas de champagne!

Je vous souhaite un joyeux mois de Pride, avec des bonnes santés et du bonheur. À bientôt! ❤

Un weekend à Los Angeles (Antelope Valley)

Il y a un mois, ma famille et moi avons passé une journée à la vallée Antelope, situé au nord de Los Angeles. C’est un coin de Los Angeles plutôt rural; la ville la plus proche, c’est Lancaster. Autrement, cet endroit a plein de collines et de champs pour l’agriculture et j’imagine une vie tranquille et bucolique loin de la ville urbaine.

Normalement, la vallée Antelope n’est pas intéressante pour beaucoup du monde. Comme j’ai déjà dit, c’est un endroit rural avec un climat très chaud pendant l’été et extrêmement froid pendant l’hiver– et avec trop de vent pendant toute l’année. Mais pendant le printemps (mi-mars à mi-mai), la vallée fait cultiver des coquelicots sauvages…et il y a en BEAUCOUP. Les champs sont inondés avec cette fleur orange, et il semble que la terre soit en feu. Les coquelicots sont également la fleur de l’état, et c’est une excellente expérience pour les voir au moins une fois pendant la vie.

20200427_085955

On s’est reveillé très tôt du matin, en sortant vers 6:30 pour aller à Antelope Valley. On habite au sud de Los Angeles, et du coup, il faut passer au moins 90 minutes pour s’approcher l’autre limite de ville. Moi, j’ai trouvé le changement du paysage très frappant: sur l’autoroute, on a passé devant des usines et puis des collines quand on s’est approché “The Valley” (aussi dit le quartier nord de Downtown, et plutôt résidentiel). La ville de Los Angeles est extrêmement diverse géographiquement, et je l’ai trouvé assez génial.

À 8:00, on est arrivé à la vallée Antelope. À cause du COVID-19, la réserve était fermée. Mais j’avais parlé avec mon amie qui y avait visité quelques jours avant, et elle m’avait dit qu’on pouvait accéder des champs juste à côté de la réserve. Bon, il faut faire attention, car la propriété est privée, mais en tout cas, on a trouvé l’endroit et on a stationné la voiture avant de faire une petite promenade aux champs.

La beauté des champs était indescriptible, presque hallucinante. Il y avait tellement de coquelicots, tellement de fleurs oranges partout. Il était si ventueux, et il était presque impossible de prendre une jolie photo avec soi-même et des coquelicots. Mais on s’est débrouillé, et au moins, on prenait des belles photos des fleurs tous seuls.

20200427_082526

20200427_082932

20200427_082914

On a passé environs 30 minutes avant de quitter des champs privés. Pendant le trajet pour revenir chez nous, on a fait deux arrêts encore. Ils étaient au long de l’autoroute, avec des autres champs privés. J’ai pris quelques photos de ces fleurs, et enfin, on y est rentré.

20200427_091515

C’était une visite courte, mais il valait la peine. Je n’avais jamais vu des coquelicots de la vallée Antelope avant cette fois, mais je suis ravie de les avoir vu. C’est une très jolie partie naturelle de Los Angeles, et il faut attendre jusqu’à l’année prochaine pour les voir encore une fois. On les attend!