Destination: Auschwitz, Pologne

Salut,

Pendant mon séjour en Pologne, j’ai aussi fait quelques excursions de la journée (“day trips”) de Cracovie, surtout à Auschwitz, ou “Oświęcim” en polonais. Bien sûr, j’y suis allée afin de voir le camp de concentration, dans lequel millions des gens– juifs, homosexuels, vagabonds– ont tué sous la régime des Nazis.

Du coup, pour dire que je “me suis amusée” à Auschwitz, c’est bizarre, parce qu’il n’est pas drôle, pour voir la site où beaucoup de gens sont morts. Il est mieux de dire que la visite était éducative, même enrichissante, pendant que j’ai marché entre des quartiers (“barracks”) des prisonniers de l’Holocauste.

Comme j’ai déjà écrit, la visite à Auschwitz s’est passée pendant mon séjour à Cracovie (je vais l’écrire plus tard). Normalement, Auschwitz est extrêmement populaire avec des touristes et alors, il est nécessaire de réserver des billets en ligne plusieurs semaines, même plusieurs mois, en avance- il n’est pas possible d’y entrer sans billet. Et pendant la haute saison (à partir du mois d’avril où j’y ai visité), il faut faire une visite guidée et il faut le payer, je crois. Moi, je n’ai pas eu envie de faire ça, parce que je suis “cheap” et aussi j’ai su qu’il y a des plaques d’infos partout, alors on peut apprendre l’histoire comme ça, sans un(e) guide. Heureusement, il y a une option pour entrer librement (et gratuitement) avant 10h00, tant qu’on a réservé un billet du temps (“timed ticket”) pour un temps d’entrée spécifique. J’ai choisi à 9h00, et je n’ai pas eu de problème d’y entrer dès que je suis arrivée à l’entrée.

Alors, pour aller à Auschwitz de Cracovie, il y a des bus qui vont à Oświęcim presque chaque heure, du coup c’est très pratique. Moi, j’ai pris le bus à 7h10 et suis arrivée à l’entrée d’Auschwitz vers 9h00- un timing parfait! Avec mon billet imprimé, je suis entrée dans Auschwitz I (le camp original). Au total, il y a trois camps d’Auschwitz et chacuns ont leurs propres fonctions pendant l’Holocauste. Je n’ai que visité deux ce jour-là, Auschwitz I et II; les deux étaient très sombres, et avec la pluie pendant le matin, l’atmosphère était appropriée pendant que je me suis préparée pour la visite.

Au début, j’ai traversé sous une porte avec le slogan “Arbeit macht frei” (“Le travail se libère” ou “work sets you free”). Par rapport à ce qui s’est passé au camp de concentration, ce slogan était perturbant et je pouvais imaginer des victimes qui ont traversé sous la même porte il y a soixante-dix ans, mais travailler…à mort.

La porte.

J’ai passé le matin en visitant de chaque quartier, dans lequel il y a des expositions qui commèmore des victimes qui sont morts de chaque pays européens qui était affecté, par exemple la Pologne, la France, la Belgique, le Pays-Bas, la République Tchèque, l’Hongrie…j’avais su que beaucoup de pays en Europe ont été affectés sous la régime de Nazis, mais je ne savais pas qu’il a été si énorme. Les mots “l’extermination,” “la faim,” “la torture,” et “la mort” se sont affichés sur tous les plaques que j’ai lu et après un certain temps, ils m’ont désensibilisé aux horreurs de l’époque. Pour être désensibiliser, c’est effrayant, mais je l’ai trouvé comme un mécanisme de survie (“coping mechanism”) ou sinon, je pleurerais partout.

La vérité.
Les chassures des victimes.
La site des executions publiques.

Vers midi, j’ai terminé la visite à Auschwitz I. Je suis sortie et après une petite pause pour le déjeuner, j’ai pris la navette gratuite à Auschwitz II-Birkenau, situé 3 kilomètres d’Auschwitz I. Là-bas, il y a des rails de chemin de fer qui ont transporté des victimes à Auschwitz, ainsi qu’il y a des chambres à gaz (en ruines, la majorité a été détruite après la guerre pendant que les Nazis ont voulu effacer de l’indice de leurs actions). Auschwitz II-Birkenau est plus grand qu’Auschwitz I. Toutes les choses à voir, elles sont en plein air et j’imagine qu’il ferait très chaud en été et très chaud en hiver pour les victimes à vivre (et mourir) là-bas.

À Auschwitz II-Birkenau.
Les lits superposés.

À 15h00, j’ai terminé la visite à Auschwitz II-Birkenau et globalement à Auschwitz. J’ai pris la navette à Auschwitz I où j’ai pris le bus à Cracovie, en y arrivant à 17h00. J’ai été épuisée d’avoir marché partout là-bas et aussi d’avoir appris beaucoup d’histoires lourdes et tristes. Mais quand même, l’expérience était éducative, et j’ai apprécié la visite.

…et un “rant:”

À part de visiter des quartiers et d’apprendre de l’histoire, ce qui m’a surpris c’est qu’il y avait des enfants, moins de dix ans, qui visitaient avec leurs familles. Bien que je sache qu’il est important d’apprendre l’histoire de l’Holocauste, les enfants sont trop jeunes pour être sensible à cette histoire, même s’ils sont respectueux pendant la visite. En fait, j’ai lu qu’il n’est pas recommandé de prendre des enfants moins de 14 ans à Auschwitz, parce qu’il y a plusieurs expositions assez perturbante, mais quand même, j’ai vu des petits enfants là-bas. Et les enfants que j’ai vu, ils n’ont pas été très respectueux: j’en ai vu un qui s’est plaint à sa mère qu’il était fatigué et il a besoin de s’asseoir- je l’ai trouvé assez impoli et bien que l’enfant soit fatigué, il ne faut pas se plaindre au milieu d’une visite, surtout dans une site sacrée. Plus tard à Auschwitz II-Birkenau, j’ai vu un enfant (très petit, environs 4 ans) qui courait partout pendant une visite guidée, et aussi a lancé une écorce à travers un fossé. Il a bien rigolé et sa mère qui l’a vu aussi, elle n’a rien fait. Ça, et aussi le fait que j’ai vu aussi une femme à Auschwitz I qui a souri dans une photo devant la porte “Arbeit macht frei.” C’est possible qu’elle ne sache pas ce qu’il n’est pas recommandé de sourire à une site où millions des gens sont morts, mais au même temps c’est pas respectueux. En fait, il y a un mouvement comme ça, s’appelle “Yolo-caust” lequel des gens sourient dans des photos à Auschwitz où aux autres sites similaires. Bien que j’aie entendu tout ça sur Internet, ça m’a toujours choqué quand j’y ai visité en personne.

Bref. Voici mon post de ma visite à Auschwitz. Je vous promis que mon prochain post sera un peu plus heureux, mais jusque-là, soyez sage et n’oubliez pas l’histoire, afin de faire un futur plus juste et tolérant.