Je perds mon français??

Bonjour, tout le monde.

Ça faisait longtemps que je n’ai pas écrit quelque chose à part écrire mes voyages du monde. Mais récemment, j’ai pensé à quelque chose assez perturbante, et alors j’ai envie de la discuter pour que je me sente mieux.

Bon… *respire*

Je perds mon français.

Oui, c’est vrai. Je remarquais depuis le mois d’avril que j’utilisais la langue française de moins en moins. C’est parce que je ne l’utilise pas pendant mon travail (comme enseignante d’anglais) et aussi je ne l’utilise pas quand je suis avec mes ami(e)s, car la majorité de mes ami(e)s sont expatrié(e)s, et donc on parle souvent anglais. Je sais qu’il est important d’essayer et d’entretenir la langue, mais aussi, c’est trop facile à parler dans ma langue maternelle et à se sentir à l’aise avec ça.

J’ai remarqué ce problème en printemps quand j’étais obligée à parler français avec l’administration de mon travail pour que je doive renouveler mon contrat pour rester l’année prochaine en France. Mais quand je suis entrée le bureau, je me suis sentie pas très bien: je suais, j’étais étourdie, et je bégayais pendant la conversation avec la sécretaire. Je ne sais pas comment elle m’a compris, mais en tout cas, je n’étais pas du tout assuré en moi-même.

Même avec ce poste, je dois traduire ce que je veux écrire. De temps en temps, j’utilise WordReference quand je ne connais pas ce qu’on dirait en français de l’anglais. Je suis comme moi-même il y a quatre ans, comme une étudiante avec un niveau de français A2 maximum (peutêtre moins…).

Je sais, je sais…je ne suis pas assurée avec mon niveau de français…beaucoup de gens m’ont dit ça, et j’ai peur que ça manifeste dans mon expression française. Quand je parle, quand j’écris…partout. Également, je me doute si je n’aime le français non plus: ça faisait environs 18 mois à deux ans que je pensais comme ça, et franchement, je me suis rendue compte que je n’ai plus envie de lire, parler, ou immerger dans la langue qui m’a capturé depuis mon adolescence. Après avoir habité en France pendant presque quatre ans, je me doute si je voudrais continuer à vivre à l’étranger, car je n’ai jamais eu à l’aise à ce pays et, même s’il y avait des bons moments, je pense que mon coeur reste toujours aux États-Unis.

Franchement, je n’ai aucune idée…mon contrat reste jusqu’au août 2019, et alors je serai en France jusque-là. Bon, j’ai déjà accepté mon poste, mais après, je ne sais pas si je resterai en France ou si je reviendrai aux États-Unis (et trouver un “vrai” travail là-bas). Pour l’instant, j’accepterai ce que je ferai cette année suivante, je voyagerai aussi beaucoup que possible, et je m’amuserai pendant que je peux le faire– on verra!

Merci de m’avoir lu ce post (assez déorganisé, je sais) et je vous promis que je me sentirai mieux plus tard.

À bientôt. 🙂

Advertisements

Poisson d’avril!

Poisson d’avril, tout le monde (et joyeuses Pâques)!

C'est la vie américaine

Salut!

Aujourd’hui, c’est le poisson d’avril! Célébré en France, c’est un jour pour la plaisanterie. Plutôt comme “April Fool’s Day” en anglais, le poisson d’avril est plus spécifique ce qu’on s’accroche à un poisson en papier sur le dos de quelqu’un, mais discrètement. C’est bête, mais quand même c’est rigolant pour les gens qui le font.

Comme ça…

…et l’inverse.

En fait, la raison qu’on utilise le poisson (et pas un chat ou une vache) pour cet événement, c’est un peu obscure. Quand j’enseignais l’anglais au collège en France l’année dernière, j’ai demandé mes élèves pourquoi on utilise le poisson et ils ne savaient pas! Comme le fait que le ciel est bleu, le poisson pour le poisson d’avril est une chose naturelle à eux. Après un peu de recherche en ligne, j’ai trouvé que le mot “poisson” a peut-être des connotations réligieuses (au christianisme), et il est possible qu’il…

View original post 109 more words

Ce qui ne va pas manquer en France…

Bonjour, tout le monde!

Il y a plusieurs semaines, j’ai écrit un post dans lequel j’ai raconté des choses qui va me manquer en France (c’est ici). Les vins qui coûtent pas chers, les vacances chaque six semaines, les opportunités pour parler français…tous ce que j’aime et tous ce que j’ai hâte d’avoir encore une fois dès que je reviendrai en France très bientôt…

D’un autre côté, il y a aussi des choses françaises qui ne me manque pas du tout. Quoique j’y habitais depuis presque deux ans, je continue à ne pas accepter plusieurs choses sur le sujet de la culture, la mentalité, et la vie quotidienne en France. Il est possible que je sois assez ronchonne (“grumpy,” comme les français!), parce que je ne suis pas française et je vis la vie française de la perspective d’une étrangère. Par contre, je connais plusieurs français qui m’ont dit qu’ils n’aiment pas le système en France (par ex. la bureaucratie) et alors je comprends un peu plus pourquoi ils sont ronchons!

Bref, je vous présente une liste des choses qui ne manque pas en France. Si vous êtes d’accord, écrivez-moi les trucs qui ne vous manquent pas du tout…je voudrais bien les lire. C’est parti!

Ce qui ne va pas manquer en France…

1. La cigarette. Ah, la cigarette…et le fait que presque tous les français fument partout: au café, au parc, même à l’école…moi, je ne suis pas fumeuse du coup ça m’énerve quand je sens la fumée. Pour fumer, c’est dégoutant, c’est malsain, et c’est mauvais pour les autres gens qui peut avoir le cancer. Je n’ai fumé aucune cigarette (ni cigares,  ni e-cigarettes), parce que mon grand-père est mort du cancer de poumon (il fumait pendant 40 ans) et ma mère qui a grandi avec lui sentait la fumée et a eu aussi le cancer de poumon. Donc, voilà…je ne comprends pas pourquoi les gens continuent à fumer, même avec le danger de la mort.

2. Le temps. Bon, puisque je ne habitais qu’au nord de la France (Paris, la Normandie…) depuis 2 ans, je justifie mon aversion aux temps chiants- j’imagine que les villes plus nords– Lille, Calais, Amiens– sont plus froids et pluvieuses, et pour moi qui vient de Los Angeles (pas du tout froid), c’est intolérable surtout pendant l’hiver. Le sud de la France est mieux, mais aussi il fait assez froid; j’y ai visité en février et en mars et le temps fait toujours venteux et froid. Le temps est aussi imprévisible, alors il faut toujours apporter une parapluie avant de sortir, même s’il fait beau. C’est pénible, et je sais que je suis gâtée avec le temps de Los Angeles, mais s’il vous plaît, j’ai besoin d’un peu de soleil de temps en temps!

3. La crotte de chien. …partout. Ce qui me fait chier, c’est le fait que les gens ne ramassent pas de crotte de leurs chiens! POURQUOI?!! Ce n’est pas difficile à prendre 10 secondes et la ramasser. Si quelqu’un l’a fait aux États-Unis, les américains vont être si fâchés surtout si la crotte est sur leurs pelouses! Pour moi, c’est tellement dégueulasse et il faut faire attention pendant qu’on se balade sur la rue: on ne veut pas marcher sur la crotte par accident! Oh là là, c’est le pire…

4. Le racisme. Pour moi en tant qu’une américaine d’origine taïwanaise, c’est vrai que j’ai un visage asiatique. J’ai plutôt un visage qui ne appartient pas dans la société française. Carrément, ce qui me frustré, ce n’est pas juste les commentaires racistes, mais aussi le fait que les français ne savent pas qu’ils ont dit quelque chose raciste. Bien que les grandes villes en France (Paris, Lyon) soient assez diverses, les autres villes du pays restent assez homogènes, sans beaucoup de contacts avec les personnes différentes qu’eux. C’est vrai que le racisme ne se passe pas tout le temps, mais c’est pourquoi je ne peut pas m’imaginer en France pendant longtemps, même pour le reste de ma vie.

5. L’entêtement. Un peu abstrait, mais je décris la mentalité des français. Ce n’est pas tous les gens, mais une majorité que je rencontrais: dans l’administration, les restaurants, les conversations…les français aiment parler, ou plutôt râler, et aussi ils adorent bavarder! Moi, je déteste le bavardage et je crois qu’il crée des malentendus qui sont frustrants. Pour avoir une conversation avec les français, c’est stimulante (que j’aime), mais aussi parfois difficile et fatiguante.

*bonus* Les horaires limitées. Ce qui ne me comprend pas, c’est les horaires limitées surtout le fait que les supermarchés sont fermés à 19h00! Il y a plusieurs gens qui terminent leurs travails à cette heure, du coup il est impossible de faire les courses après une long journée. Mais les restaurants qui ferment à 21h00. Bon, je n’attends pas de magasins “24/7,” mais au moins ceux qui restent jusqu’à 22h00.

…et voilà! Malgré les inconvénients en France, j’aime toujours le pays et je vais y revenir bientôt.

(Mini-rant) Ce que je pense à la langue française…

Alors…

Bien que j’aie fini mes études à la fac presqu’il y a deux ans, je pense que je continue à apprendre dans ma vie. L’une des choses que je continue à apprendre et à améliorer, c’est la langue française.

J’apprenais le français depuis mon adolescence, plus précisément au début du lycée presqu’il y a dix ans. Je l’ai aussi étudié à l’université en tant qu’une spécialisation secondaire (“minor,” en anglais) et j’ai passé du temps pendant ma troisième année à Paris pour l’étudier à l’étrangère. Mais bien que j’aie fait tout ça pendant ma vie scolaire, je me sens que je reste toujours au niveau intermédiaire en français. De l’écriture à l’expression orale, je me perçois pas très bien en français- au moins, le niveau sur lequel je voudrais bien réussir, c’est pas celui-ci.

Bon, je sais que je manque de la confiance en moi-même. Normalement, je suis extrêmement timide et introvertie, une combinaison pas très bien pour améliorer le français, surtout l’expression orale. Mais en fait, mes amis français m’ont dit que je parle bien français et que j’ai fait des progrès par rapport au début de l’amitié (il y a un ou deux ans), du coup je suppose…

Depuis mon séjour en France pendant deux ans, je suppose que j’ai amélioré un peu de mon français. Par contre, le fait que j’ai déjà un niveau assez bien (encore, intermédiaire) avant d’aller en France pour commencer la première année de mon travail, c’était plus dur pour voir un progrès dramatique si je n’ai pas eu de bon niveau. À la fin de l’année, je pense que j’ai fait un peu plus progrès après avoir beaucoup voyagé partout en France et avoir fait du Couchsurfing avec des français et avoir que parlé en français. Même cette année quand j’y suis revenue pour commencer la deuxième année du travail, j’ai bien fait pas seulement avec mon français, mais aussi avec mon assurance pour converser en français.

…et maintenant…bon, c’est une impasse (“stalemate”). Oui, je continue à apprendre des nouveaux mots de temps en temps, mais à ce moment, je n’améliore plus. Et ce qui m’effraie, c’est que je pourrais perdre mon français!

Carrément, c’est dur. En gros, si je ne peux pas améliorer mon français, au moins je voudrais garder mon français constant, car il fluctue de jour en jour: un jour, je suis fort et l’autre, j’ai du mal à faire une phrase compréhensible! Et ça me frustré, parce que j’essaie, mais il ne marche pas…

Je sais que j’ai l’air d’une sale gosse (“brat”), mais j’ai bien voulu râler un peu et m’exprimer ce que je pensais récemment. Si vous parlez français comme une langue étrangère, est-ce que vous vous sentez comme ça aussi? Je suis assez sûre que je ne suis pas seule avec cette épreuve.

Bref, c’est tout. En fait, maintenant je suis inspirée de faire un autre post sur lequel je donne des conseils pour maintenir le français, surtout si on n’est plus à l’école. Pourquoi pas? On verra!

À la prochaine!